Les dates listées sont classées par ordre chronologique.

21 janvier 1816
Un maire "ami du roi".
Le jour anniversaire de la mort de Louis XVI, le Maire Raymond Labarthe, dans son appel à la population, décrète un jour de deuil durant lequel tous les travaux sont suspendus et les cabarets fermés.

2 août 1818
Bordeaux Royan à toute vapeur.
Le premier bateau à vapeur construit en France, baptisé La Garonne, est mis à l'eau à Lormont. Il brûle 30 bûches de pin à l'heure, navigue à 16 km/h, comporte des salles de première et de seconde classe, des cabinets de toilette pour dames et un restaurant. Il rejoint Bordeaux à Blaye, Pauillac et Royan.

24 août 1818
Royan Bordeaux à toute vapeur bis.
Voyage d'essai du premier navire à vapeur construit en France, à Lormont, "La Garonne". Il relie Bordeaux à Blaye, Pauillac et Royan. Son arrivée fait une grosse impression à la population royannaise.

20 juillet 1819
Les baigneurs peuvent se rhabiller.
Raymond de Labarthe, maire de Royan, prend un arrêté interdisant de se baigner nu dans les endroits proches des habitations, arguant notamment que l'autorité locale ne peut négliger, sans se rendre coupable, de prendre des mesures pour qu'une action utile à la santé ne devienne pas une école de libertinage.

22 août 1819
Cabines pour dames.
La publicité des cabines de bains du sieur Boutinet, propriétaire de l'hôtel de Bordeaux et conseiller municipal, apparaît dans les journaux "Le Mémorial Bordelais" et "L'Indicateur Bordelais". Elle indique que des cabanes sont disponibles conche de Foncillon, plage réservée aux femmes.

29 juillet 1820
Royan s'enflamme pour un vapeur.
Inauguration du nouveau vapeur "La Gironde". Le soir, un feu de joie est allumé sur le Grande Conche et l'on danse pour célébrer l'événement.

25 août 1820
Chapeau aux bons élèves.
La première distribution de prix a lieu à Royan à la mairie au château de Mons, à l'initiative du maire Raymond de Labarthe. 32 francs furent votés par le Conseil pour l'achat de 12 livres de prix. Le maire et le curé prononcèrent des discours.

1 août 1822
Les commerçants se placent.
La Municipalité de Royan ayant décidé de couvrir le ruisseau de Cherves et d'établir un marché sur la partie couverte, elle fixe les droits de plaçage des commerçants à 5 centimes par mètre carré. Elle peut ainsi régler en neuf ans les sommes dues à l'entrepreneur chargé de réaliser les travaux.

20 décembre 1823
Sombre Pointe Espagnole.
Naufrage de la goélette espagnole Antonio Carmen dans le pertuis de Maumusson. On raconte que la jeune épouse de l'armateur, seule rescapée, refusa de quitter la côte jusqu'à disparaître elle-même dans l'océan, donnant son nom à la Pointe Espagnole.

30 avril 1824
Naufrage à la Grande Conche.
Le bateau à passagers "La Suzanne" fait naufrage à la Grande Conche. Quatre passagers périssent noyés.

8 juillet 1824
24 cabines d'un coup.
Le Bordelais Pierre Balguerie signe un accord avec la municipalité pour établir "douze chariots à bains et douze cabanes avec pilots enfoncés dans le sable et liés par des traverses horizontales pour la sécurité des baigneurs". Cette installation permet d'accueillir au mieux la clientèle bordelaise.

5 septembre 1824
Bordeaux-Royan ligne régulière.
La Compagnie du Bas de la Rivière, du Bordelais Pierre Balguerie, qui gère la ligne de bateaux vapeur reliant Bordeaux à Royan en saison des bains, ajoute un troisième navire, "Le Télégraphe", aux deux existants," La Marie-Thérèse" (ancienne Gironde) et "L'Ingénieur".

13 mars 1828
Carnet : les petits tailleurs.
Mariage de Suzanne Forge de Royan, tailleuse, avec Alexandre Picomal, tailleur d'habits.

17 août 1828
Les baigneuses royannaises veulent être à l'heure.
Lettre de baigneuses au vicomte de Martignac, ministre de l'intérieur de Charles X, pour réclamer une horloge à Royan. En ces temps de villégiature, l'emploi du temps est serré.

20 avril 1840
Naissance d'Odilon Redon à Bordeaux.
Peintre du mystère et de subconscient, l'artiste résida une dizaine d'années à Saint-Georges-de-Didonne.

8 août 1841
En attendant un casino.
Une société anonyme de Nantes sollicite la commune de Royan au nom de sa délibération votée en 1836, qui décidait qu'elle "céderait à toute personne qui voudrait attirer des Étrangers aux bains de mer, les parcelles de terrain propres à former un établissement." Le projet échouera et ce seront les Royannais eux-mêmes qui reprendront le projet d'un casino à Foncillon.

17 février 1843
Rien ne va plus à Foncillon.
La Société Civile par Actions pour la création d'un casino permet de regrouper les capitaux nécessaires pour acquérir la maison de l'Anglais Thomas Wildman pour 26 000 francs afin d'en faire un casino avec établissements de bains.

21 août 1847
Un nouveau Royan dans les cartons de Botton.
Le plan d'amélioration du quartier du port et du bord de mer est approuvé par le roi. L'ingénieur Augustin Botton démarre immédiatement les travaux.

30 avril 1848
Un arbre de la Liberté à Royan.
Un frêne vigoureux, symbole de la liberté depuis la Révolution française, est planté sur la place de la Fontaine, à l’occasion du retour de la République, en 1870.

15 août 1850
Premières régates en baie de Royan.
Le nouveau maire de Royan, Bec, un jeune notaire organise les premières régates avec l'aide des baigneurs.

5 décembre 1852
La fête pour l'Empire.
Le maire, Michel Augustin Bec, proclame le Second Empire Place du Canton. Le soir, la mairie est illuminée avec des lanternes vénitiennes.

10 août 1853
Le Fort du Chay prend du galon.
Une loi fait du Fort du Chay un poste militaire IIe série avec trois zones. Une à 250 m où toute construction est interdite, une à 487 m où les constructions peuvent être détruites en cas de guerre sans dédommagement, une à 584 m où les constructions sont autorisées sans cave et sans puits.

25 septembre 1855
Acte de naissance de Pontaillac.
Jean Lacaze, qui veut créer une station balnéaire à Pontaillac, se fait adjuger les 24 hectares de dunes du site pour 32 000 francs.

26 juillet 1857
Naissance d'un nouvel organe de presse.
1er numéro du journal "La Vigie de Royan".

23 novembre 1857
Royan Pontaillac au plus court.
La mairie dépose la demande de création de l'avenue de Pontaillac. Elle entre en service en 1862.


