
Informations
Type de navire : Chaloupe de pêche
Type d'intervention : Sauvetage
Lieu : La Cotinière (Oléron)
Station : Saint Denis (Oléron)
Sauveteur : Louis-Méret
Article
1867 - 01 - Annales du sauvetage maritime Société centrale (page 295)
Le 26 juillet, à 6 heures du soir, par une tempête affreuse, qui a désolé les côtes des Îles de Ré et d'Oléron, les habitants du petit port de La Cotinière aperçurent au large, à grande distance, une chaloupe ayant le pavillon en berne.
Le canot de sauvetage fut immédiatement lancé et parvint après 2 heures d'efforts à la barque en détresse ; des 4 marins composant son équipage il ne restait plus à bord qu'un mousse, le nommé Léopold-Philippe Berjon, âgé de 17 ans. Il fut ramené, ainsi que le bateau de pêche, à La Cotinière, où il raconta le triste drame auquel il avait survécu.
La chaloupe naviguait à une vingtaine de lieues au large, lorsqu'elle fut assaillie par la tempête. Le pont était balayé par les lames; l'une d'elles enleva le patron, père du mousse. Le malheureux enfant, accablé de douleur, pressentant qu'il allait être enlevé lui-même, se traîna sur le pont et descendit dans la chambre dont les panneaux se refermèrent sur lui.
À 10 heures du soir, la mer était de plus en plus tourmentée ; le vent redoublant d'impétuosité arrachait le gréement, déchirait les voiles et couchait la chaloupe sur le flanc.
Tout à coup un cri de détresse et d'agonie arrive jusqu'au mousse qui s'élance sur le pont et n'aperçoit plus les deux matelots : la mer venait de les engloutir.
L'enfant, avec un courage surhumain, s'empara de la barre, présenta l'arrière au vent et gouverna vers la terre. À 6 heures du matin; il rencontra la chaloupe Le Gaston du port de La Flotte ; il héla le patron qui ne l'entendit pas, il faut le croire pour son honneur, car il s'éloigna, abandonnant la barque en détresse. L'enfant transi de froid et mourant de faim, continua sa route, et c'est seulement dans la soirée que son signal ayant été aperçu de La Cotinière, le bateau de sauvetage se porta à sa rencontre. Sans ce secours le malheureux eût été infailliblement brisé à la côte avec son bateau.
Le canot de sauvetage fut immédiatement lancé et parvint après 2 heures d'efforts à la barque en détresse ; des 4 marins composant son équipage il ne restait plus à bord qu'un mousse, le nommé Léopold-Philippe Berjon, âgé de 17 ans. Il fut ramené, ainsi que le bateau de pêche, à La Cotinière, où il raconta le triste drame auquel il avait survécu.
La chaloupe naviguait à une vingtaine de lieues au large, lorsqu'elle fut assaillie par la tempête. Le pont était balayé par les lames; l'une d'elles enleva le patron, père du mousse. Le malheureux enfant, accablé de douleur, pressentant qu'il allait être enlevé lui-même, se traîna sur le pont et descendit dans la chambre dont les panneaux se refermèrent sur lui.
À 10 heures du soir, la mer était de plus en plus tourmentée ; le vent redoublant d'impétuosité arrachait le gréement, déchirait les voiles et couchait la chaloupe sur le flanc.
Tout à coup un cri de détresse et d'agonie arrive jusqu'au mousse qui s'élance sur le pont et n'aperçoit plus les deux matelots : la mer venait de les engloutir.
L'enfant, avec un courage surhumain, s'empara de la barre, présenta l'arrière au vent et gouverna vers la terre. À 6 heures du matin; il rencontra la chaloupe Le Gaston du port de La Flotte ; il héla le patron qui ne l'entendit pas, il faut le croire pour son honneur, car il s'éloigna, abandonnant la barque en détresse. L'enfant transi de froid et mourant de faim, continua sa route, et c'est seulement dans la soirée que son signal ayant été aperçu de La Cotinière, le bateau de sauvetage se porta à sa rencontre. Sans ce secours le malheureux eût été infailliblement brisé à la côte avec son bateau.


