
Informations
Type de navire : Paquebot
Type d'intervention : Remorquage
Lieu : Terre-Nègre (Gironde)
Station : Gironde (Gironde)
Sauveteur : Le Progrès
Source : 1890 - 10 - Annales du sauvetage maritime Société centrale
Articles
1890 - 10 - Annales du sauvetage maritime Société centrale (page 32)
Rapport de M. le capitaine Le Roux du remorqueur Le Progrès de la station flottante de l'entrée de la Gironde – Le 6 janvier 1890 à midi, j'ai été prévenu que le paquebot Brésil de la Compagnie des Messageries Maritimes se trouvait mouillé par le travers de Terre-Nègre ayant des avaries de machine. J'ai fait allumer les feux et, à 2 heures, j'étais avec Le Progrès le long du bord du Brésil offrant mes services au commandant qui les a acceptés. J'ai pris sa remorque. Il dérivait avec le flot, nous le maintenions en direction. Les passagers qui étaient nombreux se trouvèrent rassurés par la présence du Progrès ayant sur le pont son canot de sauvetage, quoiqu'il n'y eût pas le moindre danger à redouter.
Gazette des bains de mer
12/01/1890
Lundi dernier, 6 janvier 1890, le paquebot Brésil de la Compagnie des Messageries Maritimes, était parti de Pauillac pour La Plata et Rio, vers 2 heures du matin.
Deux heures plus tard, par le travers de Terre-Nègre, il a été désemparé de son hélice. Un de ses officiers est venu, le matin à Royan, avec une embarcation du bord, pour télégraphier à la Compagnie, à Bordeaux.
De Terre-Nègre jusqu'au Verdon, Le Brésil a dérivé, avec la marée de flot.
À la première nouvelle, le vapeur de sauvetage Le Progrès de notre port, avait chauffé et s'était porté au devant du paquebot pour lui offrir ses services.
À 3 heures, nous l'avons vu, par le travers de Royan et une mer très grosse, l'observant et se tenant à ses ordres, le long du bord.
Le paquebot a pu, avec ses moyens, dériver sans accident jusqu'au mouillage ; plus tard, 3 vapeurs sont arrivés de Bordeaux, pour le prendre à la remorque.
Après abordage, à Lormont, de L'Hercule, l'un de ses remorqueurs, par le bateau anglais Marion, et un voyage très pénible de 4 jours, Le Brésil a pu monter à Bordeaux, où l'on procède à ses réparations ; son départ, croit-on, aura lieu le 15 janvier.
Le Brésil, commandé par M. le Lieutenant de vaisseau Minier, avait 540 passagers.
Deux heures plus tard, par le travers de Terre-Nègre, il a été désemparé de son hélice. Un de ses officiers est venu, le matin à Royan, avec une embarcation du bord, pour télégraphier à la Compagnie, à Bordeaux.
De Terre-Nègre jusqu'au Verdon, Le Brésil a dérivé, avec la marée de flot.
À la première nouvelle, le vapeur de sauvetage Le Progrès de notre port, avait chauffé et s'était porté au devant du paquebot pour lui offrir ses services.
À 3 heures, nous l'avons vu, par le travers de Royan et une mer très grosse, l'observant et se tenant à ses ordres, le long du bord.
Le paquebot a pu, avec ses moyens, dériver sans accident jusqu'au mouillage ; plus tard, 3 vapeurs sont arrivés de Bordeaux, pour le prendre à la remorque.
Après abordage, à Lormont, de L'Hercule, l'un de ses remorqueurs, par le bateau anglais Marion, et un voyage très pénible de 4 jours, Le Brésil a pu monter à Bordeaux, où l'on procède à ses réparations ; son départ, croit-on, aura lieu le 15 janvier.
Le Brésil, commandé par M. le Lieutenant de vaisseau Minier, avait 540 passagers.


