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Office de tourisme communautaire Royan Atlantique - © Royan Atlantique

07/10/1924 - Le Rhin

Crédits du visuel : Patrice Guillon

Informations

Type de navire : Vapeur post-1880
Type d'intervention : Échouage
Lieu : Pointe de La Coubre (Gironde)
Station : Gironde (Gironde)
Sauveteur : Le Vent

Articles

1924 - 07 - Annales du sauvetage maritime Société centrale (page 56)
Secours au voilier Rhin en perdition.
Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays Basque (page 3)
09/10/1924
Dans la nuit de mardi à mercredi, le vapeur français Rhin, venant d'Algérie, par suite du mauvais temps, s'est échoué sur la baie de sable, en Bonne-Anse, en dedans de la barre à l'Anglais, dans les parages du phare de La Coubre.
D'après l'enquête faite mercredi après-midi, dans les milieux maritimes, ainsi qu'auprès de la maison H. Bordes, agent de la compagnie à Bordeaux, le vapeur Rhin a été au cours de l'après-midi, à la suite de la houle persistante, cassé en deux.
On ignore les causes exactes du sinistre. Cependant, on croit que le feu rouge supporté par le bande qui est située sur la barre à l'Anglais était éteint ; de ce fait, la vigilance du capitaine aurait été trompée.
D'autre part, on nous informe que le bateau du service de pilotage Le Vent qui s'était porté au secours du Rhin, n'a pu, vu l'état de la mer, accoster ce navire, qui avait été drossé jusqu'au lieu dit Bonne-Ans”.
Le capitaine Boncœur et les 20 hommes de l'équipage ont dû abandonner le navire et gagner la terre, où les rescapés ont été recueillis par les riverains.
Les pertes ne sont donc que matérielles ; on espère toutefois qu'une partie de la cargaison pourra être sauvée.
La Petite Gironde (page 1)
10/10/1924
Le vapeur faisait route sur Bordeaux dans la nuit du 7 au 8 octobre et était engagé dans les passes sans pilote ; malgré toutes les tentatives pour permettre à un pilote de monter à bord, la mer excessivement grosse ne le permit pas.
Le capitaine Boncœur, voyant les feux, fit route à petite vitesse sur Bordeaux. Vers deux heures du matin, le temps se boucha et les courant firent dériver le navire qui s'échoua en face de l'emplacement de l'ancien phare de La Coubre. La mer était furieuse et le navire commença à souffrir de sa position critique. Les rivets des tôles furent sectionnés et, d'après les hommes du bord, on aurait pu croire qu'une mitrailleuse était dans le navire au moment de ce sectionnement.
Le poste sémaphorique de La Coubre avisa M. Daverat, administrateur maritime du quartier de Marennes, qui envoya immédiatement sur les lieux MM. Dandonneau, syndic et Deycard, garde maritime de La Tremblade. Pendant ce temps, le bateau de sauvetage de l'embouchure de la Gironde se porta au secours de l'équipage ; mais l'état de la mer à 10 heures du matin ne permit pas au bateau de sauvetage d'aborder le navire en perdition. Le canon porte-amarre fut mis en action pour essayer d'établir un va-et-vient, mais la portée du canon n'était pas assez grande.
À ce moment, M. Dandonneau téléphona à Rochefort pour envoyer un avion afin de faire transporter l'amarre par ce dernier au-delà du vapeur Rhin. L'avion arriva sur les lieux et se disposait à atterrir sur la plage pour exécuter la manœuvre qu'on lui demandait lorsque, malgré les signes des personnes à terre pour faire patienter l'équipage, l'on vit ce dernier s'embarquer dans les chaloupes du bord, et, malgré le péril, se diriger vers la côte, et enfin aborder au complet.
Les 25 hommes d'équipage, sous la conduite du capitaine Boncœur, avaient préféré risquer le tout pour le tout plutôt que d'attendre plus longtemps les secours qui leur étaient promis.
À 5 heures, le navire était coupé en deux.
L'équipage a été rapatrié à Marennes, où le capitaine rédige son rapport.